AAV recombinants

Les vecteurs virus adéno-associé recombinants (rAAV) sont les vecteurs de choix pour la thérapie génique rétinienne

Les dystrophies rétiniennes héréditaires humaines évoluent généralement sur une période de plusieurs décennies. Par conséquent, des applications cliniques efficaces nécessitent une thérapie efficace à long terme. L’administration de gènes thérapeutiques en utilisant des vecteurs rAAV répond à cette exigence.

La transduction des cellules rétiniennes par les vecteurs rAAV produit une thérapie génique efficace et stable. L’innocuité et l’efficacité du transfert de gène rétinien médié par le vecteur rAAV ont été démontrées chez plusieurs espèces, y compris chez l’Homme.

Une non-pathogénicité et une faible immunogénicité sont des caractéristiques clés des rAAV, et soutiennent leur utilisation par rapport à d’autres vecteurs potentiels pour la thérapie génique humaine.

AAVs recombinants : comment sont-ils fabriqués ?

Les vecteurs rAAV sont actuellement parmi les vecteurs viraux les plus couramment utilisés pour la thérapie génique. La génération de vecteurs rAAV est inspirée par les propriétés de leurs homologues AAV naturels. Ce sont des virus non enveloppés, non pathogènes et non réplicatifs de la famille des parvovirus. Ils n’ont été associés à aucune maladie humaine connue.

Les vecteurs rAAV sont composés d’une capside entourant une cassette d’expression et dont le génome n’exprime aucune protéine virale . Le gène thérapeutique, conditionné dans la capside virale, est délivré dans les cellules cibles.

Dans un vecteur rAAV, le sérotype de capside (1-9) confère une certaine spécificité de ciblage. Le promoteur a un impact direct sur la régulation de l’expression des protéines.

Une technologie adaptée aux applications ophtalmologiques

Les vecteurs rAAV sont injectés par voie sous-rétinienne (entre les photorécepteurs et l’épithélium pigmentaire rétinien), permettant un accès optimal du vecteur aux cellules malades et permettant une récupération fonctionnelle par l’expression du gène sain.

Injection sous-rétinienne

Adapté d’une image du Moorfield Eye Hospital & University College London